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ÉLECTION RICHELIEU - 2026EntrevuesPOLITIQUE-GOUVERNANCE

Gabriel Arpin prend du recul : « Je vais trouver une façon de faire une différence autrement »

Sorel-Tracy, le 11 juin 2026 — En janvier 2025, Gabriel Arpin annonçait publiquement son intention de briguer l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Richelieu en vue des prochaines élections provinciales. 

Près d’un an et demi plus tard, le contexte politique a considérablement changé. Alors que le Parti Québécois connaît une importante progression dans les sondages, la circonscription de Richelieu a été placée sous tutelle par la formation politique et le processus de sélection du candidat a pris une autre direction.

Gabriel Arpin lors de l’annonce de son intention de briguer l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Richelieu, en janvier 2025. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
Gabriel Arpin lors de l’annonce de son intention de briguer l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Richelieu, en janvier 2025. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

Dans un entretien téléphonique accordé à Sorel-Tracy Info (STI), Gabriel Arpin revient sur les événements des derniers mois, sa relation avec le parti et la suite de son engagement politique.

« Je voulais changer des choses dans la région »

Philippe Manning : Gabriel, en janvier 2025, vous aviez annoncé votre intention de briguer l’investiture du Parti Québécois dans Richelieu. Qu’est-ce qui s’est passé depuis?

Gabriel Arpin :
« Je n’avais pas l’intention de ne pas me présenter. Par la suite, la direction du parti a indiqué qu’elle souhaitait regarder d’autres candidatures. De mon côté, je n’ai pas vraiment eu de retour concernant ma candidature. On m’a mentionné qu’il manquait des informations, mais personne ne m’a contacté pour me préciser ce qui manquait. »

Gabriel Arpin explique avoir alors senti que le processus prenait une autre direction.

« J’ai compris que le parti ne souhaitait peut-être pas que je sois le candidat. Ensuite, la circonscription a été placée sous tutelle. Ce que j’ai trouvé particulier, c’est que pour m’annoncer cette décision, on a réussi à me rejoindre rapidement », mentionne-t-il.


« Je n’ai pas envie de me battre contre ça »

PM : Gabriel, avez-vous envisagé de contester cette situation ou de poursuivre vos démarches malgré tout?

GA :
« Je n’ai pas envie de me battre contre ça. Même si je gagnais une bataille comme celle-là, il faudrait ensuite travailler avec une organisation qui n’avait peut-être pas choisi d’aller dans cette direction au départ. »

Selon lui, son implication politique venait avant tout d’une volonté de contribuer positivement à la région.

« J’ai fait de la politique pour ce que je considère être les bonnes raisons. Je voulais changer des choses dans la région. Je veux encore aider les gens et essayer de faire avancer les choses, mais je vais trouver une façon de faire la différence autrement. »


Une réflexion sur la démocratie interne des partis

PM : Gabriel, au-delà de votre situation personnelle, est-ce que vous croyez que cette réflexion touche plus largement la façon dont les partis choisissent leurs candidats?

GA :
« Ce n’est pas seulement une question de moi. Après que la situation soit devenue publique, plusieurs personnes m’ont écrit pour me dire qu’elles vivaient ou observaient des choses semblables. Plusieurs trouvaient ça dommage pour la démocratie interne. »

Pour Gabriel Arpin, les formations politiques devraient d’abord concentrer leurs efforts sur les enjeux qui préoccupent les citoyens.

« En ce moment, on devrait mettre notre énergie à trouver des solutions aux problèmes. Il y en a beaucoup au Québec. »


Toujours souverainiste

PM : Gabriel, malgré cette expérience, est-ce que vos convictions politiques demeurent les mêmes?

GA :
« Moi, je suis souverainiste. J’ai toujours cru qu’un Québec souverain pourrait mieux réussir. Le Parti Québécois, historiquement, a mis en place des mesures sociales importantes pour aider les gens. C’est ce genre de vision qui m’a toujours intéressé. »

Il croit toutefois que le Québec doit avoir de grands débats sur la façon de gérer ses ressources et ses priorités.

« Il y a de l’argent au Québec. L’enjeu, c’est de s’assurer qu’il soit investi aux bons endroits. »


La suite pour Gabriel Arpin

PM : Gabriel, doit-on comprendre que vous prenez une pause de la politique active?

GA :
« Je n’ai pas envie de partir en croisade contre le parti, ça ne m’intéresse pas. Mais si le parti décide qu’il n’a pas besoin de moi ou ne me laisse pas la chance de contribuer, je vais faire les choses de mon côté. »

Pour l’instant, Gabriel Arpin affirme vouloir poursuivre son implication autrement, tout en demeurant attentif aux enjeux touchant la région et le Québec.

Avant de partir…

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